Ce n’est pas pour rien que Jeunesse Canada Monde nous a fait signer un contrat nous interdisant de conduire des véhicules motorisés. Ici, la première règle à oublier, malgré la présence énigmatique d’autos-écoles, c’est le code de la route. La meilleure façon de faire un virage à gauche ? Prendre la voie à contre-sens, accélérer et couper toutes les voies pour arriver dans la voie de droite.
Ca, c’est sur le bitume, les boulevards asphaltés. Sur les routes de terre, la meilleure comparaison que j’ai trouvée est celle du canot de rivière. Pour les adeptes, c’est tout comme ! Il faut constamment zigzaguer sur la voie pour éviter les obstacles : trous, bosses, amas de sable, etc. L’autre soir, il a même fallut rebrousser chemin lorsque nous sommes arrivés à une intersection après laquelle la route recommençait brutalement 2 pieds plus bas.
Il y a aussi les pluies. Cette semaine, on a eu notre première vraie grosse pluie. Moi, j'ai eu la chance d'avoir un lift de mon père d'accueil en voiture. Dans la rue, il pleut à torrent, les flaques d'eau sont immenses et comme beacoup de routes sont en terre, c'est de la belle bouette! Il y a très peu de traffic pour une fois, une bonne partie des gens attendant la fin de la pluie avant de se rendre au boulot. Les braves motards qui circulent sont en gros poncho, capuchon attaché et Marco m'a dit qu'il en a même vu avec des lunettes d'eau!
Aussi, il faut imaginer que les rues et le traffic se comparent à celles de Montréal un 1er juillet ! Il y a toujours des gens qui transportent plein d’objets hétéroclites sur la voie et plein d’autres objets qui traînent sur le bord des routes. Exemple d’objets transportés sur des motos : une tondeuse, une vitre de 3 m de long, beaucoup de 2 par 4, un vélo, un frigo !
Il y a aussi les pannes. Par deux reprises, le moteur de mon zem arrête de tourner. Plus d'essence! On reste sur notre aire d'aller (ça s'écrit comment ça aire d'aller?) et on s'immobilise devant un stand à essence. On verse le tout dans le réservoir, on paie, on est reparti!
Pour le piéton, traverser un rond point est évidemment une épreuve de témérité ou de patience. Je suis de moins en moins patient et de plus en plus téméraire, et ça me réussit bien, merci ! Mais, si la vigilance est évidemment de mise pour le piéton qui traverse la rue, ce dernier pourrait croire qu’il peut baisser sa garde lorsqu’il marche sagement sur le trottoir. Grave erreur ! Le chauffeur de moto qui arrête à un kiosque au bord du trottoir ne prévoit pas toujours débarquer de sa moto pour faire ses empellettes. Il embarque à grande vitesse sur le trottoir et arrête à portée de bras de la vendeuse ! Ou encore, si on est pris en file pour tourner à droite, quoi de mieux que d’embarquer sur le trottoir pour dépasser tout le monde et reprendre la voie !
Seule chose à ne pas faire : aujourd’hui vendredi saint, j’ai visité la ville en parcourant le chemin de croix. Une grande masse de pèlerins défilaient dans les rues. Pour contrôler le traffic, des boy-scouts béninois se pointaient au carrefour pour arrêter les voitures et motos. Un zem impatient décide de passer quand même et de couper la file. Il s’est fait arrêter par la foule qui a commencé à lui crier après et le cogner sur la tête, comme on le fait aux élèves du coin ! La cliente qui était sur la moto s’est sauvée sans demander son reste !
Une autre chronique arrive sous peu. C’est que quand je viens et qu’internet ne marche pas, j’écris et je sauve sur ma clé et là ça fonctionne alors je publie !
J-L
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