Salut tout le monde!
D'abord, je suis désolé de ne pas avoir mis encore de photos et mauvaise nouvelle, je n'en mettrai pas au Bénin! Je sais, j'ai des amis qui en ont mis, mais soit ils disposent d'un portable pour travailler à la maison, soit ils passent BEAUCOUP de temps au cyber! N'ayant pas le premier et n'étant pas intéressé par l'autre, je vous promets cependant de vous envoyer une chronique montréalaise où je vous mettrai les photos commentées de ce périple!
Grand-Popo et la plage, la plage et la mer, la mer et les vagues, les vagues et le ressac, le ressac et Jean-Luc, Jean-Luc recraché sur la plage, à Grand-Popo!
La mer du Bénin est vraiment forte! Les vagues vous font passer cul par dessus tête, et ce n'est pas une figure de style, avant que le ressac n'essaie de vous entraîner au large en vous drainant vos dernières énergies! Intense et très amusant, mais le lifeguard a trouvé sa limite!
Les vacances ont donc été superbes! Grand-Popo est une minuscule ville (2 rues) sur le bord de la mer dont la principale fonction est le tourisme. Notre hotel était un peu en retrait de la ville et nous y étions pratiquement les seuls clients. Ca nous a permis de négocier un prix hors-paires pour les chambres et d'avoir la plage à nous seuls! La sainte paix! Plage, mer, piscine, rhum and coke et bouffe occidentale! La nourriture béninoise est excellente, mais lorsqu'on a mangé notre premier steak avec des patates pilées, nous nous sommes tous rappelés que ce n'est pas dans l'igname et l'akassa que nous sommes tombés quand nous étions petits!
La grosse vie sale! Ca nous a permis de décrocher, de nous détendre et de nous reposer... non, il ne faut pas exagérer, c'est fatigant les vacances! Surtout le retour! Le transport se fait ici en taxi voiture, mais au retour, nous étions 6 dans une voiture 5 places, sans compter le conducteur! Si ce n'était que ça, il a fallut tomber sur un embouteillage monstre et le voyage qui doit durer moins de 2h en a pris 5!
Un peu dur de revenir à la réalité de la dernière semaine de stage, mais ça va ! On y replonge tranquillement ! Vendredi, ce stage sera déjà complété et je quitterai ma famille d’accueil si sympathique, les amis faits au gré des rencontres fortuites typiques du Bénin, une routine et une ville à laquelle on commençait finalement à s’habituer ! Deux mois, c’est assez long pour se rappeler que l’on n’est pas chez soi, mais c’est vraiment trop court pour s’installer quelque part ! Consolation, j’ai un safari-photo qui m’attend dans le Nord la semaine prochaine et une blonde brune à embrasser dans 3 semaines ! Pour le safari, et le safari seulement, je vous donne quelques détails ! Nous sommes 5 à partir au Parc national de la Pendjari, site que l’on sillonera en 4X4 à la recherche d’éléphants, de buffles et de lions ! J’ai des amis qui en reviennent et ils ont tous trouvé l’expérience fascinante !
Je voulais aussi revenir rapidement sur le message où je parlais du châtiment corporel. Juste pour dire que même si ça choque et que ça me choque encore, les enseignants ne sont pas des monstres cruels. Je m’entends bien avec mes enseignants-associés et ils sont très sympathiques. On retrouve chez la majorité des enseignants que j’ai rencontrés un désir très fort d’apprendre la matière aux élèves et d’œuvrer pour le développement du pays. Ce qui manque ici, c’est d’abord des ressources matérielles. Est-ce que j’ai écrit ici que les photocopies sont aux frais des élèves ? Ensuite, il faut davantage d’écoles et de professeurs pour diminuer la taille des classes qui sont de 50-60 au secondaire. Sans quoi, il demeure impossible aux enseignants de s’occuper des plus faibles. Il faut enseigner au groupe et les plus forts resterons à la fin. Ici, la différenciation pédagogique est inexistante, faute de ressources, et ça c’est un autre choc profond avec la pédagogie québécoise qui prône la réussite pour tous…
Au Bénin, l’éducation secondaire n’est pas obligatoire et elle est payante. Si l’éducation demeure très valorisée, les efforts d’intégration se font surtout sentir au primaire. L’Etat défraie une partie importante des coûts de la scolarité et on voie des campagnes de publicité « Toutes les filles à l’école » un peu partout. Tout ça pour dire l’éducation béninoise n’est pas synonyme de torture !
Et il demeure que si un Béninois venait faire de la suppléance dans une de nos polyvalentes, on aurait beau lui offrir tous les supports didactiques du monde, il ne comprendrait pas comment on fait pour enseigner dans un pareil bordel ! « Quoi, on les envoie à l’Oasis ? C’est un lieu de vacances ? » Au Bénin, on appelle un chat un chat et un trouble de comportement, ça va voir le préfet de discipline !
Bon, justement, j’ai un cours à préparer pour demain !
Je vous redonne des nouvelles bientôt !
Jean-Luc
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Et bien Jean-Luc, je te dirais que c'est réconfortant d'avoir une autre vision. Parce qu'à tous vous lire, je n'avais que la vision sanguinaire du Bénin et voilà que tu me changes de perspective.
RépondreSupprimerTes vacances sur la plage me font baver, mais pas trop, j'y serai moi-même dans moins d'une semaine... :)
xxx
hihi, je me plais bien à t'imaginer en train de te faire emporter par des vagues immenses ou de courir après des éléphants tout aussi immenses avec un appareil photo. j'espère que tu as un chapeau d'explorateur au moins, et essaie de ne pas te faire manger par un lion !
RépondreSupprimerwow, j'arrive pas à croire que votre stage en enseignement est déjà fini, et que tu seras de retour bientôt. j'ai hâte d'entendre toutes tes histoires live, et qu'est-ce que j'ai hâte de partir moi aussi ! en attendant, david, philippe et moi, on fait un travail de recherche sur l'éducation au bénin pour un de nos cours, et vos témoignages nous profitent bien !
allez, je te laisse, je dois aller à l'école, puisque la grève des profs est ENFIN terminée à l'uqam. j'ai tout un mois de mai qui m'attend avec une session d'hiver à terminer et une session d'été à commencer, vive les "vacances"...
à bientôt !
mélanie (: